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Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel

Pérenniser les activités pastorales dans tous les pays de la région - PRAPS

(Crédit photo : AFD)

Dans tous les pays de la région sahélienne, le pastoralisme est une activité importante : les pasteurs et les agro-pasteurs représentent des millions de personnes. En 2013, les chefs d’Etats des six pays sahélo-sahariens (Burkina Faso, Mali Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad) se sont réunis à Nouakchott, , à l’invitation du Gouvernement de la Mauritanie, du Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) et de la Banque mondiale, dans l’objectif de renforcer la résilience des sociétés pastorales sahélo-sahariennes. La déclaration issue de cette rencontre, intitulée Déclaration de Nouakchott sur le Pastoralisme, est la pierre angulaire du « Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel » de la Banque mondiale, d’un montant de USD 248 million. Ce projet régional cible les populations dont les moyens de subsistance dépendent principalement des activités pastorales, en particulier les plus vulnérables, les jeunes et les femmes en premier lieu, dans 6 pays sahéliens, y compris le Mali, le Tchad, le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie. L’objectif est d’améliorer et de pérenniser leurs moyens de subsistance, bénéficiant directement à plus de 2 millions de personnes, comprenant au moins 30% de femmes. Les bénéficiaires secondaires seront les fournisseurs publics et privés de services à l’élevage, notamment les organisations professionnelles, et les vétérinaires, ainsi que les institutions nationales et régionales concernées. Le projet est mis en œuvre entre 2015 et 2021.

Améliorer les moyens de subsistance de plus de 2 millions de personnes

Le projet se décline en cinq composantes à savoir, 1) la santé animale, 2) la gestion des ressources naturelles, 3) l’accès au marché, 4) la gestion des crises pastorales et 5) le soutien aux institutions. Depuis le démarrage du projet, plusieurs interventions clés ont été lancées dans le cadre du PRAPS pour renforcer le pastoralisme au Sahel, en se basant sur les cinq composantes du projet. Il s’agit notamment de (i) la promotion d’un environnement favorable aux systèmes pastoraux par le biais de dialogues politiques régionaux et nationaux et de cadres de concertation traitant de la transhumance, du commerce, de la sécurité alimentaire et de la prévention des crises ; (ii) le renforcement de la coopération régionale, de la dynamique, de la création de connaissances et de la mise en réseau autour des systèmes pastoraux ; (iii) l’amélioration de la capacité des pays (publics, privés et associatifs) et des institutions régionales à traiter la surveillance et le contrôle des maladies prioritaires régionales, la gestion des ressources naturelles, la facilitation du commerce du bétail et des produits d’élevage, dont ont déjà bénéficié plus de 2 millions de pasteurs et d’agropasteurs.

Plus spécifiquement, le projet a établi certains mécanismes de gouvernance sur l’utilisation et la gestion des ressources (par exemple, les « Chartes Pastorales ») et a contribué aux initiatives de dialogue transfrontalier visant la résolution des conflits au niveau local. De plus, il a testé des initiatives prometteuses telles que l’utilisation des technologies numériques pour la gestion de la santé animale et la collecte et la diffusion des prix du marché.

Défis rencontrés dans la mise en œuvre

Malgré les progrès accomplis, les réalisations du projet restent fragiles, étant donné le contexte de tensions croissantes autour de l’accès aux ressources naturelles, de politiques commerciales instables, de situations d’insécurité et de ressources financières tendues. L’objectif de réduction des conflits du PRAPS est plus que jamais d’actualité, dans un contexte de recrudescence des violences intercommunautaires ayant pour base, entre autres, les conflits entre pasteurs et agriculteurs, notamment au Burkina Faso et au Mali. De plus, pour la plupart des pays bénéficiaires, le PRAPS est le premier et le seul projet d’appui au pastoralisme d’envergure nationale (de nombreuses autres initiatives ont vu le jour mais généralement plus fragmentaires tant au niveau géographique que des thématiques) ; le PRAPS a donc vocation à servir de catalyseur et fédérateur en matière d’appui au pastoralisme dans les pays bénéficiaires.

 

 

Banque Mondiale

 

Burkina FasoMaliMauritanieNigerTchad

Secteurs d'intervention

Agriculture, développement rural et sécurité alimentaire
Agriculture, développement rural et sécurité alimentaire

Mis en oeuvre par

Banque mondiale

Calendrier

2015-2021

Montant

201 M€

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