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L’Alliance Sahel apporte un soutien fort aux programmes climatiques des pays du Sahel

Le Sahel est considéré comme l’une des régions du monde les plus vulnérables aux conséquences du changement climatique. Le Sahel est une région aux immenses potentiels. Mais actuellement, avec les défis liés à la dégradation de l’environnement, à la croissance démographique, à la pauvreté et aux conflits, les effets du changement climatique exacerbent les vulnérabilités existantes. Les membres de l’Alliance Sahel apportent un soutien important aux pays du Sahel dans la mise en œuvre de programmes climatiques ambitieux. A ce jour, 34% des projets soutenus par l’Alliance Sahel ont un objectif principal ou significatif en lien avec le climat, correspondant à un montant de 7,8 milliards d’euros engagés.

Le Sahel: une région parmi les plus vulnérables face au changement climatique

Les pays du Sahel figurent parmi les 20% les plus vulnérables aux risques du changement climatique, le Tchad se classant au premier rang, selon l’indice ND-GAIN, suivi par le Niger (9ème) et le Mali (12ème). La fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes, l’épuisement des ressources naturelles, l’insécurité alimentaire et hydrique, la multiplication des maladies et l’augmentation des migrations et des déplacements ne sont que quelques-unes des conséquences de ce phénomène.

Les contributions déterminées au niveau national (CDN) de tous les pays du Sahel comprennent, comme domaines prioritaires:

  • la gestion durable des terres
  • l’agriculture
  • la gestion de l’eau
  • l’amélioration de l’accès à l’énergie

En 2021, les pays du Sahel soumettront leurs contributions actualisées présentant des ambitions accrues. Les membres de l’Alliance Sahel s’engagent à les soutenir dans la réalisation de ces ambitions, visant une meilleure adaptation au changement climatique et à l’atténuation de ses effets, tout en promouvant des actions offrant des co-bénéfices climat.

Les engagements de l’Alliance Sahel pour soutenir les efforts des pays du Sahel

Reconnaissant l’importance du climat pour le Sahel et l’ayant instituée en thématique transversale de travail, l’Alliance Sahel a officiellement créé en juillet 2019 un groupe de travail dédié au climat, coprésidé par la Banque Africaine de Développement et le Ministère néerlandais des Affaires étrangères. Les objectifs de ce groupe sont d’intégrer à la fois l’atténuation et l’adaptation au changement climatique dans toutes les interventions de l’Alliance Sahel et de contribuer à harmoniser et à coordonner les efforts entre les partenaires et les priorités des pays du Sahel, telles que définies dans les CDN ou les Plans nationaux d’adaptation.

Ce groupe de travail de l’Alliance Sahel a formulé plusieurs recommandations, parmi lesquelles:

  • Renforcer le dialogue et la coopération avec le Sahel sur la lutte contre le changement climatique et faciliter une mobilisation accrue des ressources.
  • Mieux connaître et valoriser le portefeuille de projets des membres de l’Alliance Sahel en matière de lutte contre le changement climatique. En 2020, la collecte des données de nos membres relatives aux marqueurs de RIO dans les projets financés a été multipliée par 3 et montrent que 34% des projets labelisés Alliance Sahel ont un objectif climat principal ou significatif.
  • Bâtir sur les appuis actuels pour renforcer les capacités au sein du Sahel en matière d’intégration de la lutte contre le changement climatique dans les politiques publiques, capacités des acteurs publics mais aussi privés ou de la société civile, aux niveaux régional, national et local. Notamment à travers une attention particulière portée au renforcement des capacités institutionnelles, au partage des connaissances entre pairs au niveau régional, mais aussi à la problématique, cruciale, de la finance climat.

Exemples de projets soutenus par l’Alliance Sahel

De nombreux membres contribuent déjà à l’initiative africaine de la Grande Muraille verte au Sahel (restauration des terres, séquestration du carbone, création d’emplois). L’Agence française de développement, en collaboration avec l’UE, la Banque mondiale, le FIDA, le Fonds vert pour le climat et d’autres membres de l’Alliance, a prévu de renforcer son soutien à cette initiative, dans le cadre d’une approche multibailleurs et transnationale, axée sur la résilience rurale et le développement de pratiques agroécologiques.

La Banque africaine de développement est le fer de lance de l’initiative « Desert to Power« , un vaste programme régional visant à promouvoir des investissements à grande échelle pour exploiter le potentiel solaire de 11 pays du Sahel (dont les pays du Sahel), afin de déployer 10 GW d’énergie solaire d’ici 2030 et de fournir un accès à l’électricité à environ 250 millions de personnes dans tout le Sahel. La BAD gère également plusieurs fonds dédiés au climat, tels que le Fonds spécial ClimDev-Afrique (CDSF) et le Fonds africain pour le changement climatique (ACCF), afin d’améliorer le réseau météorologique etles systèmes de prévision climatique au Sahel (projet du CDSF) et de créer un environnement institutionnel et politique propice à la transition vers la croissance verte au Mali (projet de l’ACCF).

Financé par la BAD avec le soutien de la FAO et de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), le projet BIOPALT, mis en œuvre par l’UNESCO, vise à sauvegarder les ressources hydrologiques, biologiques et culturelles de ce bassin. Le projet permet aux cinq pays membres de la CBLT de renforcer leurs capacités pour une gestion transfrontalière coordonnée du bassin. Il comprend la mise en place d’un système d’alerte précoce aux inondations et aux sécheresses pour la résilience climatique, afin de protéger les moyens de subsistance de plus de 40 millions d’habitants.

Au niveau régional, la France accompagne les pays du Sahel à travers l’initiative CREWS (Climate Risk and Early Warning Systems), qui met en œuvre un projet de systèmes d’alerte précoce dans la région. La France apporte également un appui financier au mécanisme d’assurance African Risk Capacity, pour faire face à l’impact des événements climatiques extrêmes. Par le biais du mécanisme Adapt’Action de l’Agence française de développement, la France soutient la mise en place d’un système national de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) du Niger, en partenariat avec le PNUD et la Banque mondiale.

Au Burkina Faso et au Niger, le PAM et l’UNICEF travaillent avec des ONG locales et internationales dans le cadre de l’initiative Resilience in the Sahel Enhanced (RISE) financée par l’USAID. Cette initiative s’attaque aux causes sous-jacentes de la vulnérabilité chronique et œuvre pour un renforcement de la résilience face aux chocs externes récurrents. Le programme appuie les mêmes communautés vulnérables depuis plusieurs années et a bénéficié à environ 400.000 personnes dans 60 communautés au Burkina Faso et au Niger. Au Niger, plus de 90.000 hectares de terres dégradées ont été réhabilitées, ce qui a permis d’augmenter très significativement la production et l’accès à la nourriture pour les communautés les plus vulnérables.

Le Foreign Commonwealth and Development Office (FCDO) du RoyaumeUni a mis en place deux programmes liés au climat ciblant spécifiquement les pays du Sahel: un programme de réponse aux chocs qui vise à orienter de manière préventive les transferts d’argent liquide vers les populations pauvres et vulnérables exposées aux chocs climatiques anticipés et un programme de production d’énergie hors réseau, à travers des mini-réseaux verts et de systèmes solaires domestiques dans les zones rurales du Sahel.

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