Aperçu des projets

Projet d’appui au déploiement du Registre Social et du programme de filets sociaux

Soutenir le déploiement du Registre Social et protéger les populations les plus vulnérables face aux chocs

(Crédit photo : AFD)

La Mauritanie reste l’un des pays les plus pauvres du monde. C’est dans les zones rurales que les taux de pauvreté restent les plus élevés du pays où les ménages dépendent de l’agriculture pluviale et de l’élevage. Pour aider les ménages les plus vulnérables, le Gouvernement mauritanien a décidé la mise en place d’un Registre Social en 2016 comme l’un des éléments centraux de son système de protection sociale.

Afin d’appuyer le Gouvernement mauritanien dans le déploiement du Registre Social qui sert à la coordination des filets sociaux en faveur des populations les plus vulnérables, la Banque mondiale a lancé le projet « Appui au système de filets sociaux en Mauritanie » en 2015. Ce projet, d’un budget global de USD 29 millions, est financé par une subvention de la Banque mondiale de USD 15 millions, une contribution propre de la Mauritanie de USD 10 millions et une contribution de USD 4 millions par le Royaume-Uni et la France.

Au travers de ce projet, la Banque mondiale appuie le Gouvernement mauritanien dans le déploiement et pilotage du Registre Social, du programme de transferts sociaux TEKAVOUL, et de son programme de filets sociaux réactifs aux chocs, ELMAOUNA. Le Registre Social vise à identifier les 200 000 ménages les plus pauvres de la Mauritanie et à appuyer le processus de ciblage des programmes sociaux, tel que le programme TEKAVOUL. Ce dernier appuie les ménages les plus pauvres de manière régulière et durable avec des transferts monétaires et des séances de promotion sociale. Le programme ELMAOUNA est mis en œuvre par le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) depuis 2017 pour permettre aux ménages pauvres de faire face aux chocs qui affectent leur bien-être, en particulier les sècheresses.

Nouveau soutien au système de protection sociale mauritanien

La première phase du projet a été clôturée en octobre 2020. La deuxième phase d’un montant de USD 72 millions, effectif depuis juin 2020, poursuit l’objectif d’améliorer davantage l’efficacité et l’efficience du système national de filets sociaux adaptatifs et à élargir sa couverture. Cette nouvelle phase est financée par un octroi de USD 20 millions de l’Etat mauritanien, une subvention de USD 45 millions de la Banque mondiale et USD 7 millions du Programme de Protection Sociale Adaptative pour le Sahel, cofinancée par le Gouvernement allemand. Ces derniers montants mis à disposition par les partenaires s’inscrivent dans le Programme de Développement d’Urgence (PDU) du G5 Sahel qui est financé par les membres de l’Alliance Sahel.

Vers un système de filets sociaux qui ne laisse personne pour compte

La première phase du projet a permis l’enregistrement de 165 742 ménages pauvres dans le Registre Social (février 2021). Afin d’atteindre une couverture nationale (200 000 ménages), le Registre Social a lancé, au premier trimestre 2021 dans le cadre de la nouvelle phase, l’identification et l’enregistrement des ménages pauvres à Nouadhibou et à Nouakchott. A cette fin, le Registre Social a adapté sa méthodologie pour opérer dans un contexte urbain. L’extension du Registre à la population des réfugiés, principalement basée dans la région des 2 Hodhs, est également en cours afin de permettre aux ménages réfugiés les plus vulnérables de bénéficier de l’assistance sociale du Gouvernement et des partenaires.

 

Le programme TEKAVOUL soutient les ménages en extrême pauvreté de manière régulière et durable par des transferts monétaires et des sessions de promotion sociale. L’extension de TEKAVOUL à plusieurs Moughataas est en cours avec l’objectif d’une couverture nationale (100 000 ménages) d’ici la fin de l’année 2021. Les ménages des sept Moughataas du Hodh Ech Chargui ont été enrôlés d’octobre à décembre 2020 portant ainsi le nombre de Moughataas appuyés par le projet à 17, soit 47 158 ménages en extrême pauvreté qui bénéficient désormais du programme TEKAVOUL grâce aux fonds du projet. Parallèlement, l’extension du programme TEKAVOUL sur fonds propres du Gouvernement a permis d’enrôler 22 708 ménages supplémentaires dans 9 autres Moughataas. L’extension du Registre Social à la population réfugiée dans les 2 Hodhs permet aux réfugiés d’également bénéficier du programme TEKAVOUL.

Grâce au projet, le programme de filets sociaux réactif aux chocs, ELMAOUNA, a appuyé 6 625 ménages en insécurité alimentaire et nutritionnelle pendant la période soudure 2020 (juin à octobre 2020) en utilisant les outils de protection sociale (le Registre Social et la plateforme de paiement TEKAVOUL) et en étroite coordination avec les acteurs humanitaires. Un financement additionnel en appui de ce programme a été négocié en février 2021, ce qui permettra d’appuyer 36 000 ménages vulnérables pendant la saison de soudure 2021 à travers ELMAOUNA et un pilote pour étendre verticalement et horizontalement TEKAVOUL.

Un appui additionnel en réponse à la pandémie de la COVID-19

Les outils de protection sociale soutenus par ce projet ont permis de toucher les populations les plus reculées du pays dans le cadre de la réponse à l’urgence sanitaire de la COVID-19. Par exemple, en février 2021, le projet, conjointement avec l’Agence française de développement (AFD) et un budget additionnel du Gouvernement, a appuyé le deuxième cycle de transferts monétaires COVID-19 auprès de 210 000 ménages.

La protection sociale au cœur du développement

Le projet soutient l’engagement du Gouvernement mauritanien à renforcer le système de filets sociaux comme défini dans sa Stratégie de la Croissance Accélérée et de la Prospérité Partagée 2016-2030. Les transferts monétaires jouent un rôle crucial dans la réduction de l’inégalité et la pauvreté et la fourniture d’une meilleure protection sociale.

« À court terme, les familles pourront utiliser l’argent pour leurs besoins immédiats, généralement pour acheter de la nourriture et recourir aux services de base. À long terme, elles pourront mettre un peu d’argent de côté pour l’investir dans leurs moyens de subsistance et leur bien-être », a expliqué Matthieu Lefebvre, chef du projet à la Banque mondiale. « Nous avons constaté que les transferts d’argent liquide ont des retombées sur les économies locales et bénéficient ainsi à l’ensemble de la communauté. »[1]

 

[1] Source: https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2020/03/10/mauritania-to-improve-its-social-safety-net-system

 

Banque Mondiale  UK aid            

 

 

Mauritanie

Secteurs d'intervention

Agriculture, développement rural et sécurité alimentaire
Agriculture, développement rural et sécurité alimentaire
Décentralisation et services de base
Décentralisation et services de base

Mis en oeuvre par

Banque mondiale - Délégation TAAZOUR

Calendrier

A compter de 2015

Montant

Phase 1 : USD 19 millions - Phase 2 : USD 52 millions

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