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L’Alliance Sahel engagée auprès des pays du G5 Sahel dans la riposte contre le Covid-19

Remise de matériel sanitaire au maire de Tchinta, Niger, dans le cadre du Progem financé par l’UE et l’Allemagne

La crise sécuritaire et humanitaire qui pénalise le développement de la région du G5 Sahel est aggravée par les conséquences sanitaires et socio-économiques de la pandémie de COVID-19. De nombreux acteurs humanitaires redoutent en outre une forte détérioration de la sécurité alimentaire dans les mois à venir. La situation nutritionnelle déjà précaire risque  de se dégrader durant la période de soudure de juin à août 2020.

Face à ces crises interdépendantes exacerbant les fragilités, les membres de l’Alliance Sahel sont mobilisés pour soutenir, de manière bilatérale et multilatérale, la riposte mise en oeuvre par les Etats du G5 Sahel en matière d’urgence sanitaire et alimentaire mais aussi et surtout sur le moyen et long terme pour mitiger les impacts socio-économiques et renforcer la résilience des populations.

Les membres de l’Alliance Sahel contribuent notamment aux efforts de coordination de l’OMS et d’OCHA. Des aides directes sont en cours à travers des partenariats avec les acteurs du secteur de la santé et de l’humanitaire, parmi lesquels l’OMS, le PAM, l’UNICEF, l’UNHCR, le CICR et plusieurs ONGs. Par ailleurs, de nouvelles mobilisations de fonds, des ré-allocations de financements de programmes existants, ainsi que des aides budgétaires directes aux Etats et la fourniture de matériel (notamment pour le renforcement des systèmes de santé) ont été mises en place. Les financements des secteurs de la santé et de soutien à l’activité économique sont prédominants et veillent à favoriser l’inclusion, renforcer la résilience et seront adaptées à l’évolution du contexte.

Dans ce cadre, l’Union européenne a organisé la conférence des donateurs du 4 mai dernier, permettant de mobiliser 7.4 milliards d’euros pour combattre le virus. L’ensemble des principaux partenaires internationaux y ont assistés et ont contribué financièrement, y compris la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Japon, le Canada, les Nations-Unis et la Banque Mondiale. Les fonds serviront à développer et fournir des diagnostics, des traitements et un vaccin efficaces et disponibles sur l’ensemble de la planète, à un prix abordable.

Une action coordonnée à plusieurs niveaux

Pleinement investis dans la coordination de l’aide au niveau local à travers les cadres de concertation entre partenaires techniques et financiers et les autorités du G5 Sahel, les membres de l’Alliance se coordonnent également dans le cadre d’un groupe de travail dédié à la riposte Covid-19, au partage d’informations et à la recherche de synergies et d’actions conjointes, conformément aux principes fondateurs de l’Alliance et aux conclusions de l’Assemblée générale du 25 février 2020. A noter également, qu’au sein de l’Union européenne, une coordination s’est mise en place entre les Etats-membres et les institutions européennes, permettant de porter une position commune et unie, autour de la « Team Europe ».

Dans les mois à venir, les actions de coordination et de soutien de l’Alliance Sahel continueront de s’aligner sur les priorités nationales, notamment sur les volets sanitaire et socio-économique de la riposte à la pandémie. Par ailleurs, les membres de l’Alliance Sahel poursuivront le renforcement de leur coordination dans les actions de soutien et de protection des systèmes alimentaires, en veillant à ce que les chaînes d’approvisionnement restent fonctionnelles.

Compte tenu de la complexité et de la volatilité croissante des crises qui affectent simultanément la région du Sahel, il est essentiel pour les membres de l’Alliance Sahel de répondre au mieux aux besoins des Etats et populations du G5 Sahel, sans effet d’éviction sur les engagements actuels et à venir.

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Quelques exemples parmi les initiatives de riposte au Covid-19 soutenues par l’Alliance Sahel :

  • Au Burkina Faso, le Luxembourg et le Danemark co-financent un projet WASH en partenariat avec UNICEF (1.3 millions euros);
  • Au Niger, le Luxembourg contribue au projet de renforcement de la résilience du système de santé publique nigérien mené par l’Agence belge de Développement (Enabel) (1.6 millions euros) ;
  • Au Niger, via le projet ProGEM, financé par EUTF & le BMZ, des équipements de prévention ont été remis à 25 centres de santé et hôpitaux. 100.000 gants, 96.000 bavettes chirurgicales, 21.000 savons, 300 dispositifs de lavage de main et 250 thermomètres ont été distribués à différentes communes du pays ;
  • Au Mali, au Niger et Burkina, l’AFD finance, via des opérateurs publics tels que l’Inserm, les laboratoires Mérieux, l’Institut Pasteur, ou des ONG médicales comme ALIMA, les laboratoires locaux pour favoriser le dépistage de la maladie, la livraison de masques et autres matériels nécessaires à la sécurité des populations.